Conférence Éditions Divergences

Apocalypse Nerds & Boum Boum - Politique du dancefloor
Gratuit
Production : STEREOLUX/Songo
Bâtiment B • Placement libre
Carte Stereolux
60min

Rencontres avec Nastasia Hadjadji, co-autrice de Apocalypse Nerds, comment les technofascistes ont pris le pouvoir et Arnaud Idelon, auteur de Boom Boom, politiques du dancefloor.

Une après-midi animée par Julie Haméon, en compagnie d’auteur·rices publié·es aux Éditions Divergences, incontournable maison d’édition reconnaissable à ses couvertures colorées et à ses textes engagés. Dans le cadre de Mo low, Nastasia Hadjadji et Arnaud Idelon nous parlent de leurs livres qui, chacun dans son domaine, chacun dans son domaine, dénoncent les dérives du capitalisme et suggèrent des manières de faire autrement.

Apocalypse Nerds

de Nastasia Hadjadji et Olivier Tesquet

Quelque chose a basculé.
Donald Trump a repris la Maison Blanche, mais dans son sillage, d’autres figures ont pris place. Et si la Silicon Valley, longtemps perçue comme un bastion progressiste, était devenue le laboratoire d’une révolution autoritaire à l’échelle planétaire ?
Nourris par d’obscurs penseurs étourdis de rêves fascistes ou monarchiques, des milliardaires de la tech appellent à la mort de l’État-nation et
prophétisent la fin des démocraties libérales.
Leur horizon politique : la sécession. Car la fin d’un monde, c’est surtout le commencement du leur. L’objectif de ces nerds de l’Apocalypse ?
Imposer leur vision d’un futur privatisé, exclusif, fait d’enclaves libertariennes dirigées comme des entreprises.
Bienvenue dans le Moyen-Age du futur.

Nastasia Hadjadji
Elle est journaliste et chroniqueuse, spécialiste de l’économie politique du numérique.
Elle collabore en presse écrite avec Le Monde, Libération, Usbek&Rica ; copilote la newsletter
technocritique Synth Média et réalise des reportages pour l’émission Tracks (Arte).
Elle est l’autrice de No crypto. Comment Bitcoin a envoûté la planète (2023).

Boom Boom

de Arnaud Idelon

«La fête est politique.»
Ce slogan peine à convaincre aujourd’hui. Le dancefloor, investi par le capitalisme, s’édulcore dans son devenir ambiance. Le pouvoir mobilise la puissance de la fête pour célébrer une identité nationale fantasmée, et réprime en même temps ceux et celles qui lui échappent. Pourtant il survit dans la fête contemporaine une politique en mode mineur : espaces de réinvention de soi, géométries sociales alternatives, formes éphémères de communs et terreau de joie pour les luttes.
De l’intime au collectif, ce livre est autant la cartographie de ces paradoxes festifs qu’une ode à la fête comme une zone à défendre contre la colonisation par le jour de nos sociabilités.