The Haunted Youth

+ 1ère partie
Hors les murs
Production : STEREOLUX/Songo
Le Ferrailleur • Placement libre – Debout
Carte Stereolux

Leur leader, Joachim Liebens, utilise la musique, comme avant ça la peinture, pour libérer ses émotions. Références classieuses (DIIV,Marc De Marco), sons spacieux, guitares brumeuses, réverb, distorsions shoegaze, voix éthérées et textes torturés, c’est la sensation indie pop-rock belge du moment.

The Haunted Youth

Hauts dans le palmarès officieux des meilleurs noms de groupe, les Belges de The Haunted Youth avaient-ils pressenti que des spectres visiteraient chacune de leurs prises studio pour occuper à demeure les instants qu'ils capturaient ? Chaque titre de Dawn Of The Freak, et plus encore du récent Boys Cry Too est en tout cas effectivement habité (d'autant plus quand celui-ci s'intitule castlevania ou i hear voices) d'une âme tantôt sereine, tantôt franchement tourmentée. Le rock vénéneux du premier album s'est empourpré, au passage du deuxième, d'une amplitude sonore qui offre encore plus de mètres carrés à ses locataires ectoplasmiques, qui ont délaissé la bedroom pop fragile de Dawn Of The Freak pour un shoegaze à vif. Nirvana et Alice in Chains se chamaillent désormais dans la chambre du fond, pendant que New Order veille, impassible. Robert Smith n'avait pas tort, et Joachim Liebens nous rappelle qu'il n'avait pas raison non plus.