Dans le cadre de Mémoires des mondes fragiles Survivre à l'asphalte : leçons de vie des milieux fragiles
Comment réparer les dommages de l’artificialisation des sols ? Comment les citoyens deviennent-ils les gardiens des espaces ordinaires ? Et comment une île comme l’île d’Yeu transforme-t-elle la menace de l’érosion côtière en une opportunité de veille environnementale participative ? Avec cette micro-conférence, plongez dans des récits où science, société et territoires s’allient pour imaginer des solutions durables, et où les acteurs — scientifiques, habitants ou collectifs — deviennent sentinelles de leur environnement.
Avec : Anne-Charlotte Vaissière, économiste, Laure Cormier, géographe et Elsa Cariou, géologue
Cette micro-conférence est organisée par le CNRS
Trois éclairages scientifiques différents sur des écosystèmes vulnérables.
Compenser les impacts de l’asphalte pour sauver la nature ?
Anne-Charlotte Vaissière, économiste
Afin de limiter les impacts de l’aménagement des territoires sur la biodiversité, la compensation écologique est une disposition qui permet aux porteurs de projets de réaliser, en contrepartie, des mesures favorables à la biodiversité équivalentes aux dommages causés. Lors de sa micro-conférence, Anne-Charlotte Vaissière posera la question de l’efficacité et de la légitimité de cet outil à réparer les traces de l’artificialisation selon une diversité de points de vue : écologique mais aussi social, organisationnel ou encore juridique.
Sentinelles des milieux ordinaires : quand les collectifs citoyens révèlent ce que l’artificialisation efface
Laure Cormier, géographe
Laure Cormier étudie les mobilisations citoyennes qui naissent en périphérie des métropoles face aux projets d’aménagement. Dans le cadre d’un programme de recherche en périphérie nantaise, elle observe comment des riverains deviennent les gardiens d’espaces ordinaires (prairies, friches, zones humides résiduelles) et dont la valeur socio- écologique pèse peu face au potentiel économique d’une artificialisation plus rentable.
Artificialisation, développement économique, risques côtiers et changement climatique : îles au centre !
Elsa Cariou, géologue
Quels engrenages socio-économiques se cachent derrière les processus naturels ? Elsa Cariou étudie les risques côtiers et, depuis huit ans, elle explore, avec les insulaires des îles d’Yeu, Noirmoutier, Mayotte et Ouvéa, les moyens d’action mobilisables pour accompagner les transitions dans ces territoires isolés et faire bouger les lignes individuelles et collectives.
Intervenant·es
Anne-Charlotte Vaissière, économiste du CNRS au laboratoire Écosystèmes, biodiversité, évolution (ECOBIO, CNRS/Université de Rennes), au sein de l’Observatoire des sciences de l’environnement de Rennes (Oseren, CNRS/Université de Rennes/Université de Rennes 2)
Laure Cormier, géographe de l’Université d’Angers au laboratoire Espaces et sociétés (ESO, CNRS/Université d’Angers/Le Mans Université/Nantes Université/Université Rennes2/Unicaen)
Elsa Cariou, géologue de Nantes Université au sein de l’UARO (CNRS/Cnam/IMT-Atlantique/Nantes Université/Université Angers/Université Gustave Eiffel), intégrée à l’Observatoire des sciences de l’Univers Nantes Atlantique (Osuna)