Concerts intimistes : Sylvain Chauveau + CJ Beth

Sans électricité
Production : STEREOLUX/Songo
STEREOLUX, Salle Micro • Placement libre – Assis
Carte Stereolux
1h25

Le concept ? Une jauge réduite (max 100 personnes), deux concerts courts (30/40 mn max) un public assis autour de l’artiste, des bougies pour seul éclairage et une voix et des instruments acoustiques sans aucun apport électrique, c’est le cadre des ces sessions intimistes.

Vous y découvrirez l’angevine CJ Beth à la voix soul impressionnante accompagnée d’un percussionniste et Sylvain Chauveau, figure du minimaliste, au piano-voix pour des compos et reprises (Lana Del rey, Depeche Mode, Nina Simone…) qui savent laisser la place au silence.

Sylvain Chauveau
(FR)

Le minimalisme est l'instrument fétiche de Sylvain Chauveau. Le Franco-Barcelonais construit depuis le début du siècle une œuvre d'une extrême exigence qui renouvelle à chacune de ses productions la définition de l'audace, de la mélancolie et du silence, qui semble chez lui faire l'objet d'un traitement sonore spécifique. Non, le silence qui plane dans les œuvres de Sylvain Chauveau n'est pas le même que celui qui nous entoure. Célébré par la presse internationale à l'égal des figures de la musique expérimentale que sont Max Richter, Philip Glass ou Ryuichi Sakamoto (ses voisins de compilation), le compositeur né à Bayonne a surpris par ses reprises acoustiques de Depeche Mode, son travail sur la répétition et les micro-variations ou encore sur le répertoire de la Renaissance. Depuis 2019, il se consacre à la question de l'empreinte écologique du secteur musical.


Cj Beth
(Angers)

Mais où pouvait bien traîner cette voix avant d'enfin être repérée par le secteur professionnel angevin ? Répétait-elle des verbes irréguliers? Récitait-elle le menu d'un restaurant du centre-ville? Quel que soit l'usage que CJ Beth faisait de sa voix, celle-ci était sous-exploitée. C'est l'évidence qui s'impose à l'écoute du premier album de la jeune femme, de ce grain qui évoque les plus mythiques voix de la soul, de cette aisance folle dans sa maîtrise des cassures comme des envolées. I Thought I Was Strange, clame le premier album de CJ Beth, et offre un écrin de velours à cette voix prodigieuse : raffinements électroniques et mélodies chaloupées s'y ébattent dans les altitudes fréquentées par James Blake. Cette soul est électronique mais son âme est bien humaine.