Né dans le Nord de la France, il suit de près la scène techno dès les années 1990, découvrant les flyers chez les disquaires de sa ville.
Après avoir observé les grands noms du genre — de la dextérité de Dave Clarke aux lives de Speedy J, en passant par les mixes singuliers de Jeff Mills ou Green Velvet — Benjamin se lance. Dans sa chambre, il partage ses premières Technics MKII avec d’autres passionnés, passant des heures à apprendre à caler des disques dans l’esprit de Detroit.
La composition arrive plus tard, étape naturelle après des années de DJing et d’expérimentations. En 2010, il investit dans un studio rudimentaire : une paire d’enceintes, un moniteur, un clavier MIDI et un ordinateur équipé de Reason et d’Ableton. Inspiré par les sonorités de labels tels que Purpose Maker, Blueprint ou Tresor, ainsi que par la précision d’artisans de la techno comme James Ruskin ou Surgeon, Madben affine sa musique et commence à la diffuser en temps réel sur SoundCloud. Encouragé par ses proches, il envoie des démos à Laurent Garnier, qui lui répond immédiatement et diffuse l’un de ses titres dans son émission It Is What It Is sur Le Mouv’. Les écoutes s’envolent et il se rapproche du festival Astropolis, institution de la scène électronique française.
Madben s’installe à Paris en 2012. Il poursuit son apprentissage et constitue progressivement un studio mêlant équipements vintage et technologies contemporaines : drum machine Elektron Analog Rytm, synthé Kilpatrick Phenol, modules Eurorack, ainsi que des machines Moog ou Modor.
Artiste complet, à l’aise sur platines, en studio ou en live, il signe en 2018 son premier album, Fréquence(s), chez Astropolis Records. Il y affirme une esthétique techno claire/obscure en invitant Laurent Garnier, Manu Le Malin et Rebeka Warrior. L’album lui ouvre de nombreuses scènes en Europe et lui permet de développer de nouvelles collaborations internationales.
Un mois plus tard, Madben publie un premier album avec Trunkline, adaptation en studio de leurs performances live entièrement jouées sur machines, sans ordinateur.
Aujourd’hui installé près de Nantes, il poursuit son exploration sonore avec la même exigence technique et la même volonté : créer une musique qui touche autant qu’elle fait danser.