Workshop Zombitron : réemployer des smartphones obsolètes pour le design d’instruments de musique

avec Clara Rigaud
Production : STEREOLUX/Songo
STEREOLUX, Plateau Multi (4e étage) • Placement libre
Carte Stereolux

Au printemps, Stereolux propose un cycle de trois workshops pensé comme une exploration de pratiques artistiques qui proposent des alternatives créatives à un système basé sur l’obsolescence programmée. 

Ce workshop de deux jours, imaginé par Clara Rigaud, est consacré à la fabrication d’instruments de musique à partir de smartphones et de tablettes obsolètes, à l’aide de l’outil Zombitron.

Zombitron est un projet de recherche open source permettant le design de nouveaux dispositifs interactifs (instruments de musique, contrôleurs, etc.) à partir de smartphones et de tablettes obsolètes.

Étant donné que ces appareils offrent de nombreuses possibilités en termes de connectivité et d’interactivité, l’objectif est d’explorer comment nous pouvons continuer à en tirer parti.

Zombitron vise à rendre accessible la conception de nouveaux systèmes basés sur ces appareils, en facilitant l’accès aux fonctionnalités de la « boîte noire » que constituent les smartphones et les tablettes. Le projet a également pour ambition de devenir un outil open source et collaboratif, permettant aux artistes et à toute personne intéressée d’aborder les problématiques d’obsolescence dans le cas du smartphone.

L’objectif de ce workshop est de comprendre les caractéristiques et les limites des smartphones obsolètes, et d’explorer comment, en les combinant avec d’autres smartphones et/ou tablettes obsolètes ainsi qu’avec divers capteurs, il est possible de fabriquer de nouveaux instruments de musique.
 

Niveau requis

  • Connaissances basiques en programmation
  • Des bases en programmation musicale sont un plus
  • Matériel requis pour les participant·es
    Un ordinateur
    Des smartphones obsolètes (pouvant encore s’allumer), potentiellement cassés
     

Ressources

Clara Rigaud

Clara Rigaud est chercheuse spécialisée dans la conception de systèmes interactifs dans une perspective de durabilité. Sa thèse portait sur la conception d’outils de partage des connaissances dans le contexte des communautés de makers et de bricoleur·ses.

Jusqu’en 2019, elle a travaillé au sein du collectif Random Pixel Order, qu’elle a cofondé en 2015. Ce collectif explorait et promouvait des techniques de création virtuelles et physiques expérimentales, à travers divers projets collaboratifs d’édition de fanzines, d’installations interactives et d’organisation d’événements autour des pratiques DIY, hack et glitch.

Depuis, son travail se concentre sur la conception d’interfaces interactives durables. À la croisée des mondes de la recherche et du design, son objectif est de développer des outils open source en collaboration avec des praticien·nes, afin de leur permettre d’adopter des techniques de création plus sobres et low-tech.