Si Freud posait le deuxième album de Joanna sur sa platine (connectée à d’autoritaires enceintes Vienna Acoustics, bien sûr), il serait surpris de découvrir qu’entre le ça et le surmoi de la jeune Rennaise, les pensées sont rythmées de basses lourdes et scandées avec une grande détermination. Evidemment, les hymnes de Mylène Farmer ont ensemencé les synapses de l’enfant Joanna, mais c’est désormais dans l’axe Rosalia - FKA Twigs, dans une étourdissante parure pop, que l’horizon de la jeune femme se positionne, celui d’une immense liberté formelle et ultra contemporaine, que ce soit dans la représentation ou l’incandescente sincérité de ses textes. Les rapports hommes femmes y tapissent tous les recoins, par le prisme de l’amour ou de la violence, collés au plus près des corps et de la réalité.